Tokyo en 6 minutes
Tokyo in 6 minutes from Warren den Engelsman on Vimeo.
Tokyo in 6 minutes from Warren den Engelsman on Vimeo.
floating point from Samuel Cockedey on Vimeo.
Je vous avait déjà fait partager quelques séquences montrant Tokyo en image par image, j’en ai dégoté deux autres que je trouve vraiment réussies.
Voici une vidéo assez bluffante au moins par le travail qu’elle à du représenter pour son auteur. C’est de l’animation image par image à partir de photos prises avec un Canon 450D. Le résultat est plutôt sympa, surtout les scènes urbaines avec les déplacements accélérés de foules (et le fameux carrefour de shibuya).
Flying to Japan 2009 (Timelapse) from Flying Films on Vimeo.
Le quartier de Ebisu ou Yebisu est un quartier moderne qui se trouve entre Shibuya et Roppongi Hills, on y accède très facilement via la station Ebisu sur la JR Yamanote Line qui fait le tour du centre de Tokyo. Le nom de Ebisu vient de la divinité du shinto (kami) Ebisu. Il fait partie des panthéon des sept dieux de la chance (Shichi Fukuji) personnages souvent présents dans les commerces et habitations japonaises et censés porter bonheur, faire marcher le commerce, etc. Ebisu est le dieu de la pèche et du commerce, il est souvent représenté un poisson sous le bras et une canne à la pêche à la main.
Ce dieu à l’air goguenard est aussi l’emblème d’une célèbre marque de bière (Yebisu) appartenant au groupe Sapporo qui, comme son nom l’indique, est un brasseur originaire de l’ile d’Hokkaido. L’une des attractions du quartier est d’ailleurs le musée de la bière. C’est un musée gratuit, heureusement vu l’intérêt limité, qui retrace l’histoire du brasseur et fournit quelques explications techniques sur la fabrication de la bière. Hélas, le lieu ne semble pas vraiment fréquenté ni très entretenu (certaines présentations vidéo ne fonctionnaient pas quand j’y suis passé). Il faut dire que pas grand choses n’est fait pour l’accueil des touristes étrangers, la plupart des explications étant uniquement rédigées en japonais.
Sorry j’ai pas trop de temps en ce moment à consacrer à ce blog. Je reprend tout de même ma petite série des balades en images avec une petite virée dans le quartier de Kappabashi. Au Japon et à Tokyo, mais c’est vrai aussi dans beaucoup d’autres villes du monde, les quartiers sont thématiques et organisés autour d’un secteur d’activité. Il y a Akihabara pour l’électronique, Jimbocho pour les vieux bouquins, et bien pour tout ce qui concerne la cuisine c’est à Kappabashi qu’il faut aller. La Kappabashi dori est située entre Ueno et Asakusa et on y accède par le métro, station Tawaramachi ou pour les courageux, à pied si vous êtes déjà en balade à Asakusa ou Ueno / Ameyoko… Kappabashi ou Kitchen Town, c’est donc le quartier spécialisé dans tout ce qui concerne l’univers de la restauration (coté ustensiles et équipement de restaurants pas ingrédients), mais vraiment tout, de la vaisselle en passant par les enseignes au néon et menus jusqu’au four et tabliers, on y trouve tout.
Tokyoland c’est une BD, très certainement d’inspiration autobiographique, qui conte les aventures d’un français, Jean-Yves Brückman expatrié au Japon. Parti pour rejoindre une belle japonaise rencontrée en France, le narrateur et héros de l’histoire va s’installer à Tokyo. On suit dans ces pages ses péripéties, la confrontation avec le monde du travail comme assistant chez des mangakas. Dans ce journal intime dessiné, l’auteur nous fait partager quelques tranches de vie. Le personnage est attachant, mais il manque une vraie intrigue à cette histoire ou des confessions un peu plus intimes qui viendraient pimenter un peu cette succession d’anecdotes finalement assez banales. Le dessin est assez simple et stylisé, plutôt agréable avec une en noir et blanc avec juste quelques touche de bleu.
Tokyoland
Benjamin Reiss
12 Bis Editions
17X24 cm / 96 pages / 15 euros
ISBN : 9782356480682
Le guide Tokyo Itinéraires se différencie un peu des guides habituels (Guide bleu, Lonely Planet, Routard…) par sa forme mais aussi par le fond. Plutôt que de tenter d’atteindre une impossible exhaustivité, ses auteurs ont pris le parti de se limiter à quelques parcours avec à chaque fois une liste d’adresses sélectionnées assez restreinte, mais qu’ils veulent un peu hors des sentiers battus. Le livre est organisé en thématiques et centres d’intérêts : Tokyo oasis, Tokyo bains, Tokyo fauché, Tokyo kawaii, etc. A chaque fois, on trouvera quelques repères, adresses, bibliographie, etc. Original dans sa façon d’aborder la ville, ce guide est aussi remarquable sur la forme. Il est assez grand et son format est un peu dissuasif pour ceux qui voudraient l’emporter durant leurs balades. Mais cela permet une mise en page différente des guides habituels ou elle est parfois austère et peu engageante. La maquette est ici dynamique, aérée, c’est confortable à lire et bien illustré tout en couleurs. Bref, c’est plutôt un beau livre. Si vous êtes à la recherche d’un guide complet rempli de cartes, de plans, d’adresses détaillées, de conseils pratiques, ce n’est certainement pas le guide qu’il vous faut. C’est par contre l’ouvrage idéal pour puiser des idées de visites selon des thématiques qui sortent un peu de l’ordinaire, un peu à l’écart des parcours touristiques. Quitte à approfondir ensuite avec un guide plus complet pour tout ce qui est pratique, trajet, logement, etc. Plus une source d’inspiration qu’un guide pratique donc. Cet aspect est renfoncé par l’introduction dans le guide de quelques parcours subjectifs présentant la ville à travers le regard de personnes ayant vécu ou voyagé au Japon.
Tokyo Itinéraires
Cécile Parisot et François-Xavier Robert
270 pages / 23 €
Le guide est publié par l’association Waku Waku et c’est sa deuxième édition (la première a une couverture noire)
ISBN : 978-2-9521517-2-6
Les japonais sont amateurs de luxe à la française dont l’une des grandes figures est sans conteste le maroquinier Louis Vuitton. La marque au célèbre monogramme ne fait pas que des sacs hors de prix copiés dans le monde entier, elle édite aussi depuis une dizaine d’années une série de guides touristiques, plutôt bien foutus il faut bien le reconnaître. La collection s’appelle City Guide et est déclinée pour toutes les grandes métropoles du monde. L’édition qui m’intéresse est évidemment le cru 2009 consacré à Tokyo.
Le City Guide Tokyo 2009 est livré dans un étui en carton rigide qui le protège lorsqu’il n’est pas utilisé et lui donne la petite touche chic obligatoire. Le guide lui-même à une couverture souple et est imprimé sur un papier assez fin en noir et blanc ou plutôt en chocolat -bois de rose selon l’éditeur (sic !) sur blanc cassé. Pas de photos et peu d’illustrations, si on excepte quelques plans de quartier et un dessin exclusif réalisé par le manga-ka Leiji Matsumoto auteur d’Albator et, plus récemment, de clips vidéo pour le groupe d’électronique français Daft Punk.
Mais le plus intéressant dans ce guide, c’est sont parti pris éditorial. C’est plus un répertoire de bonnes adresses qu’un véritable guide culturel ou touristique. Si on y trouve bien quelques encadrés, assez succincts il faut bien le reconnaître, sur quelques grands aspects de la civilisation nippone, c’est surtout une mine pour qui veut sortir et faire du shopping à Tokyo.
Découpé en thématiques, restaurants, club, mode, beauté, etc. ce guide s’attache à nous faire découvrir les lieux incontournables de la vie Tokyoïte. Pas seulement les endroit branchés et hors de prix, mais aussi les petits restaurants bon marché, les petites boutiques de créateurs, etc. En fait, le genre d’adresses que l’on trouve assez rarement dans des guides plus généralistes.
Chaque adresse est écrite en français et en japonais ce qui vous permettra de demander votre chemin plus aisément, se repérer à Tokyo n’étant pas toujours une mince affaire. Sont également indiquées d’autres informations pratiques comme les tarifs, les horaires d’ouvertures, etc. Les descriptions des lieux sont vivantes et subjectives, on sent bien que les auteurs y sont vraiment allés et ils nous font partager leurs sensations. Quelques personnalités donnent également leurs adresses favorites ou partagent leur connaissance de la cité comme le compositeur Ryuichi Sakamoto, Raymond Depardon ou, décidément inévitable quand on parle du Japon, Philippe Pons.
Tokyo
Louis Vuitton City Guide 2009
227 pages – 30 euros environ
ISBN 978-2-917781-10-4
Trois petites images prises au MOT (musée d’art contemporain de Tokyo). Un lieu intéressant à visiter si vous êtes amateur de création contemporaine et suivant les expositions temporaires programmées (renseignez-vous sur le site en anglais). Cela va d’exposition monographiques sur un artiste ou thématiques, on a pu y voir l’été dernier une exposition très courue puisqu’elle présentait des dessins originaux du maitre de l’animation japonaise Myiazaki. Si vous ne passez que quelques jours seulement au Japon et pour la première fois, c’est toutefois loin d’être une escale prioritaire. Vous n’aurez que des vues de l’extérieur, la prise d’images étant interdite dans l’enceinte du musée (comme très souvent au Japon hélas)
Ils ont dit