Ce grand de l’animation japonaise s’est éteint avec l’été. Il avait fait ses armes avec Otomo (Akira) ou Oshii (Ghost in the shell), et il nous restera de lui quatre superbes films et une série. Le thriller paranoïaque Perfect Blue, le très beau Millenium Actress, le visuellement totalement déjanté Paprika et les 13 épisodes furieux de Paranoïa Agent. Point commun de toutes ces réalisations, un goût prononcé pour les mondes imaginaires fantasmés, schizophrènes ou oniriques. Thématiques qui ne sont pas sans rappeler le récent Inception ainsi que le démontre un internaute en fusionnant assez habilement sa bande annonce avec celle du baroque et exubérant Paprika.
Un peu à part dans sa trop courte filmographie Tokyo Godfathers, comédie douce amère mais pleine d’espoir qui égratigne parfois un peu la société nippone.
Et encore un film de série Z d’épouvante qui s’annonce particulièrement gratiné si on en croit la bande annonce. Un genre est-il en train de naitre ? On trouve en tout cas dans ces films à l’esthétique des années 60-70, l’assemblage de certains canons des productions de genre sauce nippones, les flots de sans geyseriens des films de chambara et bien sur les filles sexy du pinku eiga…a réserver aux yeux avertis.
A la base du projet Daily Film une idée plutôt sympa: mettre chaque jour en ligne sur Vimeo un clip décrivant l’atmosphère unique de la vie japonaise. Bon apparemment, les auteurs du projet ont été un peu présomptueux et après les 5 premiers jours, ils se sont déjà mis en pause. Mais les vidéos sont encore là et elles sont plutôt bien foutues et en HD. Alors allez y jeter un œil, ne serait-ce que pour les inciter à continuer. ( MAJ 14/01/10: on dirait que ça a marché le site vient d’être mis à jour !!!)
Un petit court métrage d’animation rigolo réalisé par un type tout seul chez lui (si on en croit les angles choisis, il doit avoir un gout prononcé pour les petites culottes)
Astroboy pour les anglophones, Astro le petit robot pour les français et Tetsuwan Atomu dans son pays d’origine, le petit robot crée par Tezuka Osamu revient et sur grand écran. Il sera au cinéma l’année prochaine (en octobre aux USA) dans un film d’animation 3D. En attendant de voir sur grand écran les aventures du petit robot, vous pouvez réviser avec les animés disponibles en coffret DVD et les Mangas édités en France chez Glénat et Kana.
Il ne s’agit pas de l’écrivain (dont le prénom est Haruki), mais de l’artiste contemporain Murakami Takashi chef de file du mouvement néo-pop japonais (Superflat). Il s’exprime ici dans un clip dédié au maroquinier de luxe français Louis Vuitton très apprécié des japonais. On retrouve dans cette vidéo publicitaire tout l’univers de l’artiste, un genre pop psychédélique très largement inspiré de la culture manga et otaku.
Dans le cinéma B ou Z, il est un genre qui n’est plus trop en vogue chez nous actuellement, celui du film gore. Du grand guignol extrême avec des corps démembrés, des geysers de sang écarlates et des bimbos sulfureuses aux charmes mortels. Ce style de cinéma à ne surtout pas prendre au premier degré semble connaître un certain revival au pays du soleil levant ou, il est vrai, les scènes gores sont assez courantes au cinéma, même dans des films assez grand public. C’est notamment une tradition dans les films de chambara (film de sabre) ou bras sectionnés et carotides tranchés sont légion. Après le très sanguinolent Tokyo Gore Police, voici donc la bande annonce du très prometteur (dans le genre) Vampire Girl VS Frankenstein Girl (ne riez pas). Tout un programme. Attention ! c’est très ridicule, mais aussi très gore ! Alors si vous êtes allergique à l’hémoglobine, ne cliquez pas sur play.
Dans le même genre, les robot Geisha (merci patpro)….
Hare + Guu (hare nochi guu) c’est une série animée bien déjantée aux graphismes simples et très colorés. Sur 26 épisodes (réunis en 2 coffrets de 3 dvd chez Beez) on suit les aventures de Haré, de sa mère Weda et de Guu, qui vivent dans un village au cœur d’une jungle peuplée de créature étranges. Haré va rencontrer Guu, fillette très Kawaii au premier abord mais qui, il va le découvrir très vite, n’est pas du tout comme les autres. Elle a des pouvoirs bizarres, comme celui d’avaler (et de recracher) tout ce qui lui passe devant la bouche et, dans son estomac gigantesque, existe un monde surréaliste peuplé de créatures improbables et même d’êtres humains. L’utilisation de ces pouvoirs va donner naissance à tout un tas de péripéties et de quiproquos ou interviennent une galerie de personnages secondaires tout aussi déjantés que les trois héros. Weda, la mère de Haré, est une jeune femme insouciante, pas franchement très maline et un brin portée sur la bouteille. Elle cache un passé mystérieux, qui l’a poussée à fuir la ville pour la s’exiler dans la jungle. Il sera dévoilé au fil des épisodes. C’est la trame principale de l’histoire qui, il faut bien le reconnaître, n’a franchement pas beaucoup d’intérêt. Ce qui fait le piquant de cet animé, c’est surtout les gags à la chaîne, souvent hilarants, et le délire graphique auquel se sont livré les dessinateurs. Et c’est surtout le personnage de Guu, avec son coté pince sans rire et cynique, qui met tout le sel de cette série. Dommage que la fin soit un peu convenue, voire bâclée, et que quelques scènes un peu mélo viennent casser un peu le coté absurde et délirant qui donne tout son caractère à cet animé.
Voici un petit clip sur Tokyo plein de belles images et très bien réalisé par un certain MylesInLondon. Regardez sa chaine YouTube, vous y trouverez d’autres petites perles du même genre.
J’avais loupé ce film lors de sa sortie en salle l’été dernier, je me suis précipité sur le DVD qui vient tout juste de sortir chez Kaze. La traversée du temps, c’est l’histoire de Makoto, une jeune lycéenne, qui s’aperçoit qu’elle a le pouvoir de remonter dans le temps. La jeune fille va user et abuser de ce don providentiel ce qui aura pour effet de chambouler son quotidien.
Ce conte est tiré d’une nouvelle de Tutsui publiée dans les années 60 qui est, paraît-il, un grand classique de la littérature jeunesse au Japon et qui a abondamment été exploitée dans des mangas ou des téléfilms. En modifiant le passé, la jeune fille ne réalise pas les conséquences que cela va avoir sur le présent. C’est le prétexte à de nombreuses péripéties sentimentales et à une analyse des relations humaines et de notre rapport au temps qui passe. Mais rassurez-vous, on est assez loin de ces animés à l’eau de rose pour adolescentes fleurs bleues. L’histoire est pleine d’humour, d’action et d’émotion et ne cède pas ou peu aux clichés du genre.
Ils ont dit