Ce grand de l’animation japonaise s’est éteint avec l’été. Il avait fait ses armes avec Otomo (Akira) ou Oshii (Ghost in the shell), et il nous restera de lui quatre superbes films et une série. Le thriller paranoïaque Perfect Blue, le très beau Millenium Actress, le visuellement totalement déjanté Paprika et les 13 épisodes furieux de Paranoïa Agent. Point commun de toutes ces réalisations, un goût prononcé pour les mondes imaginaires fantasmés, schizophrènes ou oniriques. Thématiques qui ne sont pas sans rappeler le récent Inception ainsi que le démontre un internaute en fusionnant assez habilement sa bande annonce avec celle du baroque et exubérant Paprika.
Un peu à part dans sa trop courte filmographie Tokyo Godfathers, comédie douce amère mais pleine d’espoir qui égratigne parfois un peu la société nippone.
Pour tous les otakus qui ne sortent jamais de leur piaule, voici l’application ultime pour faire un peu d’exercice tout en matant les courbes pulpeuses de créatures virtuelles. (et avec l’oreiller c’est encore mieux…)
Au Japon et plus généralement en Asie, les simleys ou émoticons n’ont pas la même tête que chez nous. Alors que nous, nous les faisons couchés, sur le coté :-), les asiatiques, qui paradoxalement n’ont aucun complexe à écrire verticalement, ont des smileys horizontaux. Cette orientation, outre qu’elle procure assurément une meilleure lisibilité, n’est pas la seule caractéristique de ces smileys. Ils sont aussi infiniment plus variés et expressifs que nos bonnes vielles mais assez basiques frimousses occidentales. En un mot, ils sont trop kawaii (mignons) et on sent bien transparaitre dans ces petits caractères cette culture de la mascotte prégnante dans le quotidien nippon. (´∀`)
Pratiquement, ces smileys utilisent des caractères spéciaux nettement plus étendus et variés, puisés dans divers alphabets et codes typographiques. Revers de la médaille, l’utilisateur peu familier de ces caractères aura bien du mal à trouver comment les taper sur son clavier. Comment faire alors ? Inutile d’apprendre par cœur sa table ASCII (ce qui en plus ne serait même pas suffisant), le mieux est encore d’utiliser le copier coller, une foule de sites se donne un mal de chien pour référencer tous les smileys existants, alors profitez-en ! Je vous recommande par exemple celui-ci ou encore celui-là. Vous n’avez qu’a y piocher vos favoris et à les coller dans un petit fichier texte pour les avoir toujours à portée de souris. ʘ‿ʘ
Ces petites créatures de pixels sont déclinés sous une forme animée encore plus mignonne (quoiqu’un peu culcul à la longue ), c’est ce que l’on appelle les kaoani, un néologisme dont seuls les japonais ont le secret tiré des mots kao (visage) et animation ou animé. Ces bestioles sont encore plus nombreuses que les Pokémons et si vous êtes amateurs précipitez vous sur ce site qui en référence quelques milliers !
(^o^) Pour finir sur un petit clin d’œil , ce qui est la moindre des choses vu le sujet de cette note, voici une innovation qui va sans doute bouleverser la face du monde: le tampon encreur pour faire ces smileys. Réservé à ceux qui ont encore de la correspondance analogique !
Ou bad apple, c’est le titre de cette animation réalisée en stop motion et qui a nécessité la réalisation et l’impression de 6566 images bmp. Un travail de dingue, pour un résultat plutôt impressionnant, hélas un peu gâché par une bande son à la limite du supportable.
La diplomatie internationale c’est un peu comme une partie de Mah-jong, serait-ce la leçon à tirer de cet animé improbable qui met en scène un ancien premier ministre japonais et le dictateur nord coréen dans un combat de dominos chinois ???
La série de terres cuites « Manga Omolu » de l’artiste canadien d’origine irlandaise Brendan Lee Satish Tang mélange l’art traditionnel de la porcelaine chinoise à des prothèses robotiques toutes droit sorties de l’imagerie populaire japonaise, manga et animation en tête. Dans sa démarche, l’artiste explique mêler de cette façon l’art élitiste et populaire, parler de la globalisation du monde, du dialogue entre les cultures, etc. Le résultat, à défaut d’être très esthétique (question de goût, mais ce type d’imagerie manga ne m’a jamais vraiment attiré), est en tout cas surprenant.
Un petit court métrage d’animation rigolo réalisé par un type tout seul chez lui (si on en croit les angles choisis, il doit avoir un gout prononcé pour les petites culottes)
Je vous parlais il y a quelques notes d‘Okinawa Soba et de sa magnifique collection de vielles photos du Japon. certaines de ces images signées T. Enami et destinées à être vues avec un appareil de stéréoscopie ont servit de base à des gif animés qui restituent un semblant de relief. A voir chez la Tentacule Rose.
PS: regardez pas ça trop longtemps, ça file le mal de mer !
Le Japon semble ces dernier temps être envahi par des robots géants. Après le Gundam de 15 construit dans le quartier de Odaiba à Tokyo, Kobe se prépare à inaugurer un autre monstre de métal, un Tetsujin au look plus rétro mais pas moins impressionnant. Ce robot est issu d’un manga à succès crée dans les années 50 par Mitsuteru Yokoyama et qui est en cours d’adaptation pour le cinéma.
Astroboy pour les anglophones, Astro le petit robot pour les français et Tetsuwan Atomu dans son pays d’origine, le petit robot crée par Tezuka Osamu revient et sur grand écran. Il sera au cinéma l’année prochaine (en octobre aux USA) dans un film d’animation 3D. En attendant de voir sur grand écran les aventures du petit robot, vous pouvez réviser avec les animés disponibles en coffret DVD et les Mangas édités en France chez Glénat et Kana.
Il ne s’agit pas de l’écrivain (dont le prénom est Haruki), mais de l’artiste contemporain Murakami Takashi chef de file du mouvement néo-pop japonais (Superflat). Il s’exprime ici dans un clip dédié au maroquinier de luxe français Louis Vuitton très apprécié des japonais. On retrouve dans cette vidéo publicitaire tout l’univers de l’artiste, un genre pop psychédélique très largement inspiré de la culture manga et otaku.
Hare + Guu (hare nochi guu) c’est une série animée bien déjantée aux graphismes simples et très colorés. Sur 26 épisodes (réunis en 2 coffrets de 3 dvd chez Beez) on suit les aventures de Haré, de sa mère Weda et de Guu, qui vivent dans un village au cœur d’une jungle peuplée de créature étranges. Haré va rencontrer Guu, fillette très Kawaii au premier abord mais qui, il va le découvrir très vite, n’est pas du tout comme les autres. Elle a des pouvoirs bizarres, comme celui d’avaler (et de recracher) tout ce qui lui passe devant la bouche et, dans son estomac gigantesque, existe un monde surréaliste peuplé de créatures improbables et même d’êtres humains. L’utilisation de ces pouvoirs va donner naissance à tout un tas de péripéties et de quiproquos ou interviennent une galerie de personnages secondaires tout aussi déjantés que les trois héros. Weda, la mère de Haré, est une jeune femme insouciante, pas franchement très maline et un brin portée sur la bouteille. Elle cache un passé mystérieux, qui l’a poussée à fuir la ville pour la s’exiler dans la jungle. Il sera dévoilé au fil des épisodes. C’est la trame principale de l’histoire qui, il faut bien le reconnaître, n’a franchement pas beaucoup d’intérêt. Ce qui fait le piquant de cet animé, c’est surtout les gags à la chaîne, souvent hilarants, et le délire graphique auquel se sont livré les dessinateurs. Et c’est surtout le personnage de Guu, avec son coté pince sans rire et cynique, qui met tout le sel de cette série. Dommage que la fin soit un peu convenue, voire bâclée, et que quelques scènes un peu mélo viennent casser un peu le coté absurde et délirant qui donne tout son caractère à cet animé.
Le bento ou le plateau repas (lunch box) ça peut être tout un art. Admirez les créations de cet américain qui rend hommage aux plus grandes figures de l’animation. C’est à croquer.
Personnages tirés du Voyage de Chihiro et Mononoke Hime de Myiazaki
Le chat de Kiki la petite sorcière, toujours de Myiazaki
Le fameux Totoro (encore de Myiazaki)
Wall-E (pas de Miyazaki, mais de je ne sais pas qui)
Ils ont dit