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Fana d’Hifana
Un petit groupe (un combo en fait, ils ne sont que deux) de japonais que j’aime bien. Ils mélangent de l’électronique, des sons hip-hop ou breakbeat et des sons empreintés aux musiques traditionnelles japonaises. Et leur univers visuel (pochettes et clips) qu’ils réalisent par eux-mêmes je crois est dans le même esprit: un mélange de graphic design très contemporain et d’éléments typiquement issus de la pop-culture et de la culture traditionnelle japonaise.
Après la coupure, les deux compères à l’œuvre sur leurs machines…
Sumimasen
Dans la ligné des carnets de voyage de dessinateurs voici Sumimasen (excusez-moi, pardon…un mot utilisé sans doute plusieurs centaines de fois par jour par les japonais…) d’Isabelle Boinot. C’est un petit bouquin qui regroupe des notes de voyages: petits textes (pas très intéressants pour la plupart et d’une écriture manuscrite que j’ai eu du mal à déchiffrer parfois. ), croquis, collages, photos…le tout est présenté comme un vértiable carnet de voyage avec une reproduction des pages telles quelles. Un bel objet artistiquement parlant, mais qui nous vous apprendra pas grand chose sur le Japon. ça coute quand même 16 euros et c’est aux éditions En Marge.
6566 / 6566, le compte est bon
Ou bad apple, c’est le titre de cette animation réalisée en stop motion et qui a nécessité la réalisation et l’impression de 6566 images bmp. Un travail de dingue, pour un résultat plutôt impressionnant, hélas un peu gâché par une bande son à la limite du supportable.
Art céréalier
Depuis le début des années 90, les paysans de Inakadate, un village situé au nord-est de Honshu, font tout pour se faire remarquer. Pour attirer le touriste, ils créent des fresques géantes dans les rizières représentant des éléments de la culture traditionnelle nippone ou des figures historiques internationales. Ces mosaïques céréalières sont réalisées sans trucage, c’est à dire sans colorants ni peinture. La polychromie ne serait que le résultat de l’utilisation de différentes variétés de riz, il faut donc penser l’œuvre bien en amont, au moment des semis.
Yuta Onodo
A voir, le travail de l’illustratrice et peintre Yuta Onoda. Ces dessins intègrent de nombreux éléments symboliques de la culture japonaise et plus généralement asiatique. Certaines illustrations me semblent clairement influencées par le style Art Déco.
Shohei Hakuchi
J’étais déjà tombé sur le travail de ce graphiste japonais dans un numéro de Castle Magazines il y a quelques mois. Je ne pouvais résister au plaisir de vous faire découvrir son site et son travail. J’aime beaucoup ce coté déjanté ce mélange de culture pop, rock et d’imagerie traditionnelle japonaise. Et tout ça est réalisé au stylo (on peut même voir la création d’un de ces dessin en anim’ flash sur le site du môssieur)
J-Art
On dit J-pop ou J-Rock pour la musique, je ne sais pas si on dit J-Art. Certainement pas, les artistes contemporains de l’archipel ayant chacun des styles bien particuliers ce serait réducteur. Tout ça pour vous donner un simple petit lien celui de la galerie Mizuma qui compte à son catalogue une bonne trentaine d’artistes nippons. Photographies, sculptures, dessins, installations, jetez-y un œil c’est plein de choses réjouissantes pour la pupille !
Palimpsestes
Voici en vidéo quelques performances artistiques de graphistes japonais plutôt doués
Promenade à Tokyo
Durant six mois, armé d’un carnet de croquis et d’une boite de crayons de couleurs, Florent Chavouet a sillonné les rues de Tokyo à cheval sur sa bicyclette. Ses pérégrinations, rassemblées dans un ouvrage intitulé Tokyo Sanpo (promenade à Tokyo) aux éditions Piquier, nous sont retranscrites sous la forme de dessins, très colorés, pleins d’humour de tendresse et de poésie. Entre le carnet de voyage et la bande dessinée, ce recueil de croquis réalisés sur le motif nous décrit une ville, « la plus belle des villes moches » comme il dit, sous l’angle du quotidien avec un regard très personnel. C’est en s’attachant aux petits détails de l’ordinaire japonais, si différents de ceux de notre ordinaire, que l’auteur parvient à nous fait ressentir les particularités de ce pays. C’est un peu plus de 200 pages de pur bonheur que je ne me lasse pas de feuilleter et que je recommande vivement à tous les amoureux du Japon et même aux autres. En plus, l’éditeur a bien fait son travail, c’est imprimé sur un joli papier bien épais et c’est au format A4 pour qu’on puisse profiter des petits détails qui se cachent dans chaque planche. Pour avoir un aperçu des talents de crayonneur de Florent Chavouet, je vous recommande d’aller voir son site et son blog.
Résumé :
Ça s’appelle Tokyo Sanpo
C’est réalisé par Florent Chavouet
Il y a 208 pages en couleurs
C’est aux éditions Piquier
Ça coûte 24 euros
C’est vachement bien


















Ils ont dit