Archive

Articles taggués ‘Gastronomie’

Délices charnels.

1

Au Japon, il existe une pratique nommée le Nyoaimori. Cela consiste à déguster des mets raffinés, des sushis et sashimis le plus souvent, sur le corps nu d’une femme (ou d’un homme ça s’appelle alors le Nantaimori). L’origine et le but de cette pratique ancestrale n’est pas bien clair. Mais apparemment le must serait d’utiliser en guise de plateau repas une jeune vierge qui transmettrait à la nourriture qu’elle porte sa vertueuse pureté. Les bouchées sont posées à même a peau ou sur des feuilles de bambou, la jeune femme doit se préparer en se lavant et en s’épilant (le poil est considéré comme quelque chose de très sexuel au Japon). La pratique connaitrait un regain, mais pas au Japon, dans des restos branchés en  Allemagne ou en Californie. Un designer s’est inspiré de cette tradition dont on ne sait pas si elle tient du fétichisme ou de l’exercice de domination SM pour créer une gamme de vaisselle… classe, non ?  Et le modèle Nantaimori est encore plus moche….

3

Art culinaire

Ce blog c’est spécialisé dans le recensement  des pâtisseries créatives. Au delà de la performance technique, c’est un catalogue du mauvais gout et de l’humour potache. Juste pour vous donner envie d’aller voir voici le bébé au four et le scalp de Naruto.

9725ca-31

9725ca-174

Cuisine fusion

Comment marier le meilleur de la gastronomie italienne et de la gastronomie japonaise ? Dans une pizza aux sushis bien sur !

Prière virtuelle

Pour les expatriés japonais ou tout simplement pour ceux qui veulent en savoir plus sur les pratiques cultuelles japonaises. Voici une simulation de visite au temple plutôt rigolote et bien faite !

airpriere

Notez qu’il existe aussi une déclinaison pour iPhone bien pratique

Et dans le même style et encore plus amusant l’Air Yakiniku, un site qui vous permet de vous faire des bonnes grillades à la japonaise en restant derrière votre ordinateur. Très économique en ces temps de crise.

Airyakiniku

Bijoux sucrés

wagashiLe dessert, ce n’est vraiment pas mon moment préféré d’un repas japonais. Les friandises et sucreries japonaises traditionnelles qu’on appelle wagashi sont à base de sucre, d’agar agar, de farine de riz, de pâte de riz gluant (mochi) ou de pâte de haricot rouge (azuki).  Tout cela n’est pas franchement à mon gout, ça manque de chocolat. Mais s’il y a une chose que l’on ne peut pas enlever à ces sucreries, c’est le soin apporté à leur confection et à leur présentation. Chaque petite bouchée est une véritable sculpture, souvent en rapport avec les saisons ou les ingrédients qui la constitue. Comme souvent dans la cuisine japonaise, l’importance de l’harmonie des formes, des couleurs et des textures a autant d’importance que la saveur du plat lui-même.

wagashi2

Le sushi le plus cher du monde

tsukiji (2)

Un thon rouge a été récemment adjugé 16,3 millions de yens (près de 127 000 euros) au marché au poisson de Tsukiji à Tokyo. C’est cher, très cher, mais le record n’est pas battu, il date de 2001 avec un poisson vendu 20,3 millions de yens, soit près de 170 000 euros !! Je ne sais pas à combien cela met la tranche de sashimi, certains établissements huppés pour fins gastronomes vendraient la bouchée 25 euros. Faut dire que cette espèce très menacée et fort appréciée des japonais qui achètent à eux seuls plus de 90 % de la production mondiale.  Ce type de records de vente risque donc de se reproduire de plus en plus souvent à l’avenir pour cet or rouge. Comme pour toutes les denrées précieuses, de tels tarifs ne peuvent qu’attiser les appétits des braconniers et trafiquants en tout genre et mettre à mal tous les effort qui sont actuellement fait pour tenter de limiter la pêche et de protéger les populations de thon rouges restantes, notamment en méditerranée, une des principale réserve mondiale.

tsukiji (3)

tsukiji (1)

Pains japonais, deuxième service…

Je vous avait déjà parlé il y a quelques temps des petits pains japonais que l’on trouve un peu partout là-bas, en vous en présentant quelques modèles. Voici quelques exemplaires de plus à ma collection de ces  viennoiseries typiques (et parfois étranges).

PainJaponais (1)

Un pain aux algues, aux œufs de poisson et au fromage

PainJaponais (5)

Petit pain fourré à la saucisse et recouvert de fromage en forme de poulpe

PainJaponais (6)

Pain au thon et à la mayonnaise, le noir c’est une feuille d’algue nori

PainJaponais (7)

Le même vu en coupe, la farine utilisée est de ici de la farine de riz (d’autres pains après la coupure) Lire la suite…

Sodas goûts extras

coca-cola-plus-greenteaAu Japon, les boissons gazeuses américaines ne sont pas en terrain conquis!  Les habitants sont surtout des gros consomateurs de thé ou de café (café pas très bon, jus de chaussette à l’apepsi-azukiméricaine ou café au lait très sucré) qu’on trouve chaud ou froid dans les très nombreux distributeurs qui parsèment les villes. Là-bas, ils font partie du paysage. D’après ce que j’ai lu, il doit y en avoir quelques chose comme 1 pour 25 ou 30 habitants.  Bref, pour séduire le japoanais, il faut s’adapter au goût local. Tou ça pour vous présenter un match de boissons au cola avec des parfums très exotiques. A ma gauche, le candidat de Coca Cola, aromatisé au thé vert et, à ma droite, le candidat de Pepsi co qui ose aller encore plus loin et propose le parfum azuki (haricots rouges, si si !). Campai !

Les nouilles à la mayo

La cuisine japonaise est réputée légère et diététique. Pas toujours, en tout cas certainement pas cette recette de nouilles chinoises (ramen, prononcez lamen). Le bouillon est aromatisé à la sauce soja, jusque là c’est normal, et à la mayonnaise. Et, le cuistot n’y va pas avec le dos de la main morte, comme dirais l’autre, déversant une généreuse dose de graisse saturée dans le bol.

Cette mayo, c’est celle qu’on trouve partout au Japon, la mayonnaise QP (kweepie) une des marques emblématiques du pays avec comme d’habitude sa petite mascotte, ici un bébé poupon. Elle est utilisée dans pas mal de plat, principalement dans la fast food: takoyaki (boulettes au poulpe),  okonomiyaki (sorte de crêpes japonaise), etc.

QP

Sept’n

septinSitué dans une petite rue proche de la place de la République, Sept’n est un petit restaurant d’une vingtaine de couverts, tenu par un japonais expatrié à Paris. La petite salle est chaleureuse et chaude. La cuisine est située à l’un de ses angles, derrière une baie vitrée. On profite des sons et des odeurs de cuisson, parfois aussi un peu de la fumée. Le chef est tout seul pour préparer les repas, et c’est son grand fiston qui s’occupe du service de façon aimable et avenante. La carte est courte, 4 entrées, 4 plats et 4 desserts avec en plus un plat du jour qui varie selon les saisons et l’inspiration du chef.
C’est une cuisine de mélanges, mariage de saveurs japonaises et françaises. En entrée, je choisis l’escalope de foie gras, annoncée comme la spécialité de la maison. Elle est servie en tranche sur un lit de riz à sushi (riz vinaigré légèrement sucré) et arrosée de sauce teriyaki, la sauce sucrée qu’on trouve par exemple sur les brochettes yakitori. Le mariage sucré salé n’est pas une nouveauté pour le foie gras mais ici cela fonctionne plutôt bien.
Avec le riz et la quantité de sauce teriyaki, la dominante sucrée très prononcée masque un peu la saveur du foie. Pour contrebalancer un trait d’une sorte de vinaigrette à la betterave vient apporter un peu d’acidité. Pas mauvais, mais il me semble avoir déjà gouté cette spécialité dans d’autres restaurants franco-nippons à Paris, au Wa ou chez Guilo Guilo notamment.

Pour la suite, mon choix s’avère peu judicieux car trop proche de l’entrée. J’opte en effet pour l’escalope d’espadon. Elle est posée sur un lit de risotto et badigeonnée d’une sauce au miso (pâte de soja fermenté) légèrement sucrée. Pas désagréable malgré une certaine redondance, mais l’espadon, un peu trop cuit à mon gout, était un peu sec. J’ai pu goûter aussi au magret de canard, commandé rosé mais, encore une fois, un peu trop cuit et baignant dans une sauce au parfum de gingembre vraiment trop prononcé. En dessert, j’ai craqué pour une poire mariné dans un sirop au saké et arrosée de chocolat fondu. Rafraichissant et léger, mais j’ai eu un peu de mal à percevoir le parfum du saké, masqué par la force du chocolat.

Avec l’entrée, le plat et le dessert vous vous en sortirez pour 40 euros par tête sans les boissons. C’est correct, les plats sont harmonieux et la qualité est là, les produits sont frais. La salle étant petite, il est prudent de réserver. Par ailleurs, le chef étant seul en cuisine, n’espérez pas diner rapidement, comptez au minimum deux heures pour le menu complet si la salle est pleine. A noter que la place, référencé dans plusieurs guides nippons, est très fréquentée par les touristes japonais. Le soir ou nous y étions ils constituaient bien 80 % de la clientèle. Vraiment très efficaces ces guides japonais.

Sept’n

6 Rue Rampon

75011 Paris

3-5s

Piquer une tête dans la piquette

Certaines « traditions » françaises s’exportent assez bien au Japon. C’est la cas de la très commerciale fête du beaujolais nouveau qui  permet d’écouler l’espace d’une journée  des milliers d’hectolitres de picrate, souvent imbuvable, dans le monde entier. Au Japon, ou l’on a un certain respect pour les traditions culinaires et viticoles françaises,  c’est un carton (paradoxalement).

Beaujolais-onsen

Ajoutez à cela la mode des cosmétiques à base de raisin et dérivés et la tradition séculaire locale  des bains et cures thermales et vous obtenez un grand n’importe quoi. Ainsi des petits malins du coté de Hakone, région réputée pour ses sources chaudes et ses établissements de bains, propose chaque troisième jeudi de novembre, des bains au beaujolais nouveau aux vertus soit-disant bienfaitrices pour la peau. Vous me direz, c’est peut-être mieux de se baigner dedans que de le boire…

Passé la blague et le coté  festif de l’évènement, le Japon est un des premier débouché pour les producteurs de beaujolpif nouveau. Ils y écoulent plus de 6 millions de boutanches de primeur chaque année à un coût moyen entre 15 et 20 euros, vous imaginez…

Pour un français, au Japon, le vin sera un sujet de discussion incontournable. Les japonais s’imaginent que si on est français on s’y connait forcément en rouquin, c’est génétique.  Vous aurez donc  souvent la lourde de tache de choisir le breuvage au resto ou supermarché, ou de goûter la vielle bouteille de bordeaux qu’on vous sort du frgio bien glacée pour dire ce que vous en pensez…L’avantage, c’est que si le Japon produit les meilleurs sommeliers du monde, le nippon moyen ne s’y connait pas beaucoup plus que moi en vin et qu’il est assez facile de faire illusion.

bonrouge

Vos hôtes vous proposerons peut-être aussi de goûter certaines cuvées locales, souvent affublées de noms à consonance française pour faire plus chic: « mon frère », « bon rouge », « bon blanc »…Si c’est le cas, méfiez-vous et concentrez vous pour éviter que vos mimiques ne trahissent vos émotions une fois ingurgitée la première gorgée de mixture. J’ai eu l’occasion d’en tester une ou deux. Sans que ce soit foncièrement répugnant, c’est assez surprenant et en tout cas assez loin de notre conception du vin. Ce serait plutôt quelques chose à mi-chemin entre un jus de raisin, pour le coté très sucré, et un vin de table bon marché pour l’acidité.

De l’art du bento

Je vous ai déjà parlé du bento, ce sont des petites boite contenant un repas complet souvent artistiquement agencé. Et bien, sur ce site, je pense que des sommets sont atteints dans la présentation de ces œuvres d’art éphémères et délicieuses.

Hokusai Bento

La célèbre vague de Hokusai

Ministre

Les premiers ministres Japonais

Joconde

Mona Lisa en wakamé

Takoyaki

Takoyaki

Takoyaki arrosés de mayonnaise

Au Japon, on trouve pas mal de plats rapides à préparer et à manger, à déguster sur place ou à emporter. Le takoyaki est un de ces mets populaires qu’on peut acheter dans de petites échoppes prés des endroits touristiques ou lorsqu’il y a des fêtes avec des stands de nourriture (brochettes, poulpe sauté, patates douces, ayu grillé…). Le takoyaki, c’est une boulette de poulpe dans un genre de pâte à crêpe moulée en forme de petite sphère, tako veut dire pieuvre et yaki cuit). C’est un aliment assez riche et un peu sucré-salé. La garniture se compose de morceaux de tentacules de pieuvre et de légumes genre ciboulette et gingembre mariné. L’assaisonnement est constitué de sauce takoyaki (une sauce sucrée salée assez épaisse à base de sauce soja) avec des copeaux de kastuo bushi (bonite séchée), de la poudre de nori (algues) et de la mayonnaise japonaise.

Lire la suite…

Huitre fumée

Huitre Fumées

La dégustation du jour, des huitres fumées ! Votre serviteur kamikaze des papilles gustatives a testé pour vous cette préparation, histoire de vous prouver par l’exemple, qu’au Japon, on ne mange pas les huitres comme chez nous. J’ai trouvé ça sur une aire d’autoroute, au milieu de dizaines de snacks plus ou moins improbables. Les bestioles sont précuites et sous vide, elles baignent dans une marinade à base de sauce soja. Les huitres fumées et marinées ont une texture assez désagréable que je rapprocherais de la moule trop cuite. C’est presque croquant. Question saveur, ça n’a plus grand chose à voir avec la finesse et la subtilité de la chair d’huitres crues. C’est fort, un goût prononcé ou prédominent des arômes de fumée et surtout de sauce soja. Bref c’est assez écœurant et vraiment pas très bon.

Huitre

Oeuf caramel

Encore une dégustation bizarroïde de cochonneries japonaises. cette fois l’oeuf caramel.

Japon08-0877

De l’extérieur il se présente comme un véritable œuf rien de suspect.

Japon08-0873

Une fois cassé en deux on s’aperçoit qu’il n’est constitué que de blanc. Je ne comprend pas bien comment c’est fabriqué, j’ai eu beau observer de près la coquille qui semble être une vraie coquille d’oeuf aucun orifice ne trahit la mode fabrication

Japon08-0874

Ensuite c’est moins appétissant, on arrose le blanc d’oeuf cuit et légèrement parfumé avec une sauce caramel et on se régale. Enfin les japonais peut-être parce que franchement, mo,i je n »ai pas trouvé ça fameux.

Japon08-0875