Robot géant
Le Gundam qui était l’an passé exposé à Odaiba a déménagé et est désormais exposé un peu plus au sud dans la ville de Shizuoka. Petit aperçu.
Le Gundam qui était l’an passé exposé à Odaiba a déménagé et est désormais exposé un peu plus au sud dans la ville de Shizuoka. Petit aperçu.
Avec sa dernière installation l’artiste Koshi Kawachi nous montre comment recycler nos vieux albums de manga, en les transformant en jardinière. Les volumes fournissent au plante leur nutriments et drainent l’humidité. Au japon ou le manga est consommé quotidiennement et ou il est la plupart du temps jetable, cette œuvre écologique prend tout son sens. A ne pas faire avec les éditions française hors de prix.
Les créatures aux yeux de Manga de Chris Scarborough ont quelque chose d’effrayant. Des gros yeux de poupée donnent un aspect totalement inhumain à ces portraits.
J’étais déjà tombé sur le travail de ce graphiste japonais dans un numéro de Castle Magazines il y a quelques mois. Je ne pouvais résister au plaisir de vous faire découvrir son site et son travail. J’aime beaucoup ce coté déjanté ce mélange de culture pop, rock et d’imagerie traditionnelle japonaise. Et tout ça est réalisé au stylo (on peut même voir la création d’un de ces dessin en anim’ flash sur le site du môssieur)
La série de terres cuites « Manga Omolu » de l’artiste canadien d’origine irlandaise Brendan Lee Satish Tang mélange l’art traditionnel de la porcelaine chinoise à des prothèses robotiques toutes droit sorties de l’imagerie populaire japonaise, manga et animation en tête. Dans sa démarche, l’artiste explique mêler de cette façon l’art élitiste et populaire, parler de la globalisation du monde, du dialogue entre les cultures, etc. Le résultat, à défaut d’être très esthétique (question de goût, mais ce type d’imagerie manga ne m’a jamais vraiment attiré), est en tout cas surprenant.
Astroboy pour les anglophones, Astro le petit robot pour les français et Tetsuwan Atomu dans son pays d’origine, le petit robot crée par Tezuka Osamu revient et sur grand écran. Il sera au cinéma l’année prochaine (en octobre aux USA) dans un film d’animation 3D. En attendant de voir sur grand écran les aventures du petit robot, vous pouvez réviser avec les animés disponibles en coffret DVD et les Mangas édités en France chez Glénat et Kana.
Hare + Guu (hare nochi guu) c’est une série animée bien déjantée aux graphismes simples et très colorés. Sur 26 épisodes (réunis en 2 coffrets de 3 dvd chez Beez) on suit les aventures de Haré, de sa mère Weda et de Guu, qui vivent dans un village au cœur d’une jungle peuplée de créature étranges. Haré va rencontrer Guu, fillette très Kawaii au premier abord mais qui, il va le découvrir très vite, n’est pas du tout comme les autres. Elle a des pouvoirs bizarres, comme celui d’avaler (et de recracher) tout ce qui lui passe devant la bouche et, dans son estomac gigantesque, existe un monde surréaliste peuplé de créatures improbables et même d’êtres humains. L’utilisation de ces pouvoirs va donner naissance à tout un tas de péripéties et de quiproquos ou interviennent une galerie de personnages secondaires tout aussi déjantés que les trois héros. Weda, la mère de Haré, est une jeune femme insouciante, pas franchement très maline et un brin portée sur la bouteille. Elle cache un passé mystérieux, qui l’a poussée à fuir la ville pour la s’exiler dans la jungle. Il sera dévoilé au fil des épisodes. C’est la trame principale de l’histoire qui, il faut bien le reconnaître, n’a franchement pas beaucoup d’intérêt. Ce qui fait le piquant de cet animé, c’est surtout les gags à la chaîne, souvent hilarants, et le délire graphique auquel se sont livré les dessinateurs. Et c’est surtout le personnage de Guu, avec son coté pince sans rire et cynique, qui met tout le sel de cette série. Dommage que la fin soit un peu convenue, voire bâclée, et que quelques scènes un peu mélo viennent casser un peu le coté absurde et délirant qui donne tout son caractère à cet animé.
Hiroshi Himoto est un homme d’affaire ambitieux, amateur de sumo, qui travaille pour la société Edo. Il est marié à une femme blanche d’origine canadienne et père d’une petite fille aux yeux bleus. Au fil des mutations, il va être placardisé dans une filiale de la société Edo. Elle est située dans un pays imaginaire d’Amérique du sud à la situation politique très instable où règne une guerre civile entre gouvernement et guérilla révolutionnaire. L’histoire que nous conte Tezuka est celle d’un homme qui est prêt à tout pour réussir, pour impressionner les cadres dirigeants d’Edo et retrouver la face qu’il a perdue suite à de multiples trahisons. Quitte à se tuer à la tache, à passer des accords avec les guérilleros et à négliger sa famille. C’est aussi un prétexte pour Tezuka dont l’ambition dans ce livre était de parler de la discrimination. Discrimination que subit le héros : le gringo. Un mot assez péjoratif signifiant étranger et qui fait écho au gaijin qui caractérise les étrangers au Japon. Comme la femme d’Hitomi qui, malgré tous ses efforts, ne pourra jamais vraiment devenir une vraie japonaise et satisfaire complètement son mari. Mais qu’est-ce qu’un vrai japonais, qu’est-ce qui caractérise un japonais ? C’est aussi ce que cherche à comprendre l’auteur. Il le fait à travers la caricature tant au niveau des personnages que des situations et le propos manque parfois un peu de subtilité. Les aventures rocambolesques que vont vivre les différents protagonistes se succèdent à un rythme effréné et sont souvent assez peu crédibles. Mais s’il y a bien quelque chose que l’on ne peut pas enlever à Tezuka, c’est son talent de conteur et on se laisse finalement embarquer par ce récit. Ce livre d’un peu plus de 600 pages est une œuvre inachevée, Tezuka décédera en 1989, avant d’avoir terminé son histoire qui fut publiée au Japon à titre posthume et qui arrive seulement, 20 ans après, chez nous. A la fin du bouquin, on trouve d’ailleurs quelques planches assez émouvantes ou le vieux maitre se caricature, le visage émacié, amaigri par la maladie, mais toujours à l’ouvrage, toujours au travail comme tout bon japonais qui se respecte et comme son héros Himoto.
Titre: Gringo
Auteur: Tezuka Osamu
Editeur: Kana
Collection: Sensei
635 pages (inachevé) / 18 €
ISBN: 978-2-5050-0300-7

Wasabi N°17 Le dernier numéro de ce gratuit sur la gastronomie asiatique dédié son dossier de une au sésame. Cette petite graine est un ingrédient très présent dans la cuisine japonaise (et asiatique plus généralement) et non dénué de vertus nutritionnelles. A lire aussi, un dossier sur la gastronomie japonaise en Italie, un papier sur les couteaux et bien sur l’actualité de la restauration japonaise en France ainsi que quelques actus plus générales et conseils de lecture. Le prochain numéro, à paraître le 10 mars, est déjà téléchargeable en pdf. Au menu les rubriques habituelles (news, etc) et un dossier qui cherche à définir le goût nippon.
Planète Japon N°14 Ce nouvel exemplaire de Planète Japon mêle comme d’habitude des papiers sur la culture pop japonaise et d’autres sur des aspects plus traditionnels. Au sommaire, des actus, les habituelles critiques de livres, DVD, films ou manga. Une interview de la chanteuse IMMI (en couverture), l’interview d’une jeune Geisha de Kyoto ou le portrait de Taneda Santoka, un poète du début du 20ème siècle auteur de Haikus. A lire également un article sur le déficit de postes d’enseignants du japonais en France.
Ulysse N°130 Ce petit magazine dédié au voyage et édité par Courrier International (groupe Le Monde) propose, dans son numéro daté mars-avril, un dossier conséquent et plutôt bien fait sur le Japon. Partant du constat que le Japon a un réseau ferré très développé, ce guide fait un point sur la place que le train tiens dans la culture et le cœur des japonais. A cela s’ajoutent différents itinéraires ferrés, pour découvrir l’archipel sous un autre angle, hors des sentiers touristiques habituels.
Amusement N°3 Amusement est un gros magazine un peu branchouille consacré aux loisirs numériques avec une prédilection pour l’univers des jeux vidéos. Le numéro 3 de ce trimestriel, que vous pouvez peut-être encore trouver en kiosque (ou acheter sur leur site), consacre son dossier de couverture au Japon. Japon ON & OFF, c’est le titre du dossier, est une plongée dans la culture numérique nippone du coté des officiels et des grandes compagnies: le ON. Le OFF c’est le coté un peu plus underground des petits créateurs et indépendants.
A l’ouest de Tokyo est un « one shot » (entendez une BD en un seul volume, par opposition aux séries fleuves qui dominent dans le manga) de Naïto Yamada. C’est une histoire intimiste où il ne semble pas se passer grand-chose si ce n’est la lente désagrégation d’une histoire d’amour que l’on suit à travers les petits riens du quotidien, celle des deux héros, Michan et son époux Naïto, mangaka (dessinateur de manga) de profession. Cette nouvelle graphique et poétique est illustrée dans un style assez déconcertant qui mêle photos retravaillées sur ordinateur et un dessin très stylisé. Là ou cela me touche particulièrement, c’est qu’elle se déroule dans le quartier de Nishiogikubo, une banlieue de l’ouest de Tokyo qui se trouve être celle ou je vis lorsque je suis au Japon.
A l’Ouest de Tokyo Naïto Yamada Editons Carabas Alternative
Le troisième numéro de ce jeune magazine sur l’Asie est actuellement dans les kiosques. Au sommaire, pas grand-chose à se mettre sous la dent pour les japonophiles. Un papier de quelques pages sur le Manga. Découpé en deux parties, il traite dans un premier temps du phénomène littéraire et de son impact chez nos libraires et éditeurs hexagonaux avant de s’intéresser à l’historique du Manga des premiers rouleaux peints à nos jours. L’article est plutôt bien fait, mais un peu succinct. Les amateurs du genre n’y apprendront pas grand-chose.
Auteur de plus de 10 000 pages de bandes dessinées (La vie de Bouddha, 3 Adolf, …) Tetzuka Osamu est considéré comme le père du manga. Il fait l’objet d’un véritable culte au japon comme en témoigne cette statuette d’Astroboy (Atomu), un de ses héros les plus connus, en or et diamant. Haute de 6,5 cm, cette miniature hyper collector (limitée à 80 exemplaires) est réservée aux fans très argentés puisqu’elle coûte tout de même la bagatelle de 1 000 000 de yen (près de 6 400 euros).
J’avais loupé ce film lors de sa sortie en salle l’été dernier, je me suis précipité sur le DVD qui vient tout juste de sortir chez Kaze. La traversée du temps, c’est l’histoire de Makoto, une jeune lycéenne, qui s’aperçoit qu’elle a le pouvoir de remonter dans le temps. La jeune fille va user et abuser de ce don providentiel ce qui aura pour effet de chambouler son quotidien.
Ce conte est tiré d’une nouvelle de Tutsui publiée dans les années 60 qui est, paraît-il, un grand classique de la littérature jeunesse au Japon et qui a abondamment été exploitée dans des mangas ou des téléfilms. En modifiant le passé, la jeune fille ne réalise pas les conséquences que cela va avoir sur le présent. C’est le prétexte à de nombreuses péripéties sentimentales et à une analyse des relations humaines et de notre rapport au temps qui passe. Mais rassurez-vous, on est assez loin de ces animés à l’eau de rose pour adolescentes fleurs bleues. L’histoire est pleine d’humour, d’action et d’émotion et ne cède pas ou peu aux clichés du genre.
Ils ont dit