Au Japon, il existe une pratique nommée le Nyoaimori. Cela consiste à déguster des mets raffinés, des sushis et sashimis le plus souvent, sur le corps nu d’une femme (ou d’un homme ça s’appelle alors le Nantaimori). L’origine et le but de cette pratique ancestrale n’est pas bien clair. Mais apparemment le must serait d’utiliser en guise de plateau repas une jeune vierge qui transmettrait à la nourriture qu’elle porte sa vertueuse pureté. Les bouchées sont posées à même a peau ou sur des feuilles de bambou, la jeune femme doit se préparer en se lavant et en s’épilant (le poil est considéré comme quelque chose de très sexuel au Japon). La pratique connaitrait un regain, mais pas au Japon, dans des restos branchés en Allemagne ou en Californie. Un designer s’est inspiré de cette tradition dont on ne sait pas si elle tient du fétichisme ou de l’exercice de domination SM pour créer une gamme de vaisselle… classe, non ? Et le modèle Nantaimori est encore plus moche….
Un thon rouge a été récemment adjugé 16,3 millions de yens (près de 127 000 euros) au marché au poisson de Tsukiji à Tokyo. C’est cher, très cher, mais le record n’est pas battu, il date de 2001 avec un poisson vendu 20,3 millions de yens, soit près de 170 000 euros !! Je ne sais pas à combien cela met la tranche de sashimi, certains établissements huppés pour fins gastronomes vendraient la bouchée 25 euros. Faut dire que cette espèce très menacée et fort appréciée des japonais qui achètent à eux seuls plus de 90 % de la production mondiale. Ce type de records de vente risque donc de se reproduire de plus en plus souvent à l’avenir pour cet or rouge. Comme pour toutes les denrées précieuses, de tels tarifs ne peuvent qu’attiser les appétits des braconniers et trafiquants en tout genre et mettre à mal tous les effort qui sont actuellement fait pour tenter de limiter la pêche et de protéger les populations de thon rouges restantes, notamment en méditerranée, une des principale réserve mondiale.
Sorry j’ai pas trop de temps en ce moment à consacrer à ce blog. Je reprend tout de même ma petite série des balades en images avec une petite virée dans le quartier de Kappabashi. Au Japon et à Tokyo, mais c’est vrai aussi dans beaucoup d’autres villes du monde, les quartiers sont thématiques et organisés autour d’un secteur d’activité. Il y a Akihabara pour l’électronique, Jimbocho pour les vieux bouquins, et bien pour tout ce qui concerne la cuisine c’est à Kappabashi qu’il faut aller. La Kappabashi dori est située entre Ueno et Asakusa et on y accède par le métro, station Tawaramachi ou pour les courageux, à pied si vous êtes déjà en balade à Asakusa ou Ueno / Ameyoko… Kappabashi ou Kitchen Town, c’est donc le quartier spécialisé dans tout ce qui concerne l’univers de la restauration (coté ustensiles et équipement de restaurants pas ingrédients), mais vraiment tout, de la vaisselle en passant par les enseignes au néon et menus jusqu’au four et tabliers, on y trouve tout.
Comme promis, voici la suite de notre petite excursion à Hokkaido après la balade en train à vapeur, direction les lacs gelés d’Akan.
Départ de Kushiro donc ou nous avons débuté notre petit périple sur l’île d’Hokkaido pour un petit trajet en car jusqu’aux rives de l’Ankanko, situé dans le parc national d’Akan, région glaciale l’hiver ou la nature est reine entre lacs, forêts et formations volcaniques. Notre objectif : passer une nuit au bord du lac gelé avant de repartir pour la dernière étape du voyage à Sapporo, la capitale de l’île au sud est.
Sous une petite tempête de neige nous parcourons les quelques dizaines de kilomètres qui nous séparent d’Akan. Sur le bord du chemin, quelques images glanées de paysages industriels dans la neige.
Itadakimasu (prononcez itadaquimasse), expression utilisée au début de chaque repas au Japon et qu’on pourrait traduire par « bon appétit » ou « j’attaque ! », c’est le titre de ce petit guide culinaire. Il est édité par l’équipe à l’origine du magazine Wasabi dont je vous parle régulièrement. Sa vocation c’est de nous faire découvrir les meilleures tables de cuisine japonaise à Paris en province et même en Europe. Pas forcément les tables tenues par des japonais authentiques, mais celles qui pratiquent une bonne cuisine Japonaise, qu’elle soit d’inspiration traditionnelle ou plus contemporaine.
Le guide est plutôt bien fait, clair et les critiques sont vivantes, souvent agrémentées d’un petit portrait de l’équipe en salle et aux fourneaux. Attention toutefois, toutes les tables ne semblent pas avoir été vérifiées pour cette édition 2008-2009. J’ai noté quelques différences dans les cartes et les tarifs sur certaines adresses que je connais assez bien, alors n’hésitez pas à appeler pour de plus amples renseignements avant de réserver ou de vous déplacer. Cela reste cependant un guide a se procurer d’urgence si vous en avez assez des sempiternels sushis thon / saumon et de la soupe miso servie avec une cuillère (hérésie !). Vous le trouverez chez certains libraires ou vous pouvez l’obtenir sur le site de Wasabi en l’achetant ou en vous abonnant au magazine.
Au Japon, on aime bien le poisson frais. Très très frais même ! Dans certains restaurants pour vous prouver sa fraîcheur, on vous le sert encore palpitant ! Les tranches de sashimi sont taillées à même l’animal qui bouge encore lorsque votre assiette vous est servie. On fait la même chose avec certains sushis à la crevette et je peux vous dire que sentir le crustacé coeur battant dans votre bouche est assez surprenant. Difficile de se concentrer sur la saveur du mets dans ces conditions, croyez-moi !
La pratique peut paraître barbare, mais elle a au moins le mérite de nous confronter à la réalité de ce que nous mangeons.
Ils ont dit